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samedi 14 février 2015

Comment expliquer


Comment expliquer

Pour être bien compris, il faut indiquer clairement ce que l'on veut dire. On construit alors des phrases avec les mots : comme, pour, parce que, pour que, etc., qui expriment la cause, le but, l'intention...

EXERCICES
1. Dans chacune des réponses suivantes, souligne ce qui correspond à l'explication.

- J'ai mal aux dents, car j'ai des caries.
- Le gâteau est brûlé parce que nous l'avons oublié dans le four.
- Il va pleuvoir, car les hirondelles volent bas.
- J'ai eu du mal à me lever, car nous nous sommes couchés à minuit.
- Ce vélo est dangereux parce que ses freins sont usés et que ses pneus sont lisses.

2. Recopie chaque explication au début de réponse qui convient.

J'ai fermé la fenêtre...
………………………………………………
L'enfant pleurait …
………………………………………………
Je ne pouvais pas faire de photos...
………………………………………………
Stéphanie est contente...
………………………………………………
Je suis désolée de ­te quitter...
………………………………………………

- ... parce qu'elle a réussi son examen.
- ... mais j'ai encore des leçons à apprendre.
- ... parce qu'il s'était perdu.
- … parce qu’il faisait froid dehors.
- … car je n'avais perdu mon appareil !

3. Complète les phrases suivantes :
- Comme …………………………………………………………………………
  Julien a été dispensé de gymnastique pendant un mois.

- Ce matin-là, mon petit frère avait rangé sa chambre pour ...................................
………………………………………………………………………………………………

- Les moineaux s'étaient approchés de notre banc parce que................................
………………………………………………………………………………………………

- Nous avions décidé de partir plus tôt que prévu afin de…………………………
………………………………………………………………………………………………

- Martin est en retard parce qu'...............................................................................
………………………………………………………………………………………

L’expression des faits passés



L’expression des faits passés

On emploie l'imparfait pour exprimer une action passée qui dure, se répète ou a été interrompue.
On emploie le passé composé vpour indiquer une action passée et achevée.
On emploie le passé simple pour présenter une action qui a eu lieu à un moment précis du passé. Il est surtout utilisé à l'écrit.

Exemple :
Ce jour-là, l'écureuil grignotait des noisettes et jetait les coquilles vides. L'écureuil a grignoté des noisettes tout l'après-midi. L'écureuil grignota des noisettes et s'arrêta soudain.


EXERCICES

1. Mets les verbes entre parenthèses au temps qui convient:
- Pendant les vacances, je (lire) ………… tous les soirs et nous (lire) …………… aussi à la plage !
- Des éclairs (déchirer)………………. brusquement la nuit sombre.
- Aux derniers jeux Olympiques, les Français (remporter) ………………. plusieurs médailles.

2. Complète avec le mot ou l'expression qui convient : depuis longtemps, depuis plusieurs mois, tous les ans, soudain, brusquement, ce soir-là.

- …………….. la lumière s'éteignit.
- La gymnaste s'entraînait régulièrement …………….…
- ……….…… la neige se mit à tomber.
- Le bal avait lieu ……………... sur la place de la mairie.
- Ils ne se voyaient plus ………………l'écureuil disparut dans le feuillage.

3. Écris les phrases au passé en employant le temps qui convient.
- Je me promène dans la forêt, quand tout a coup un sanglier traverse le sentier.
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
- La directrice entre soudain dans la classe alors que les élèves chahutent.
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

- Comme je perds souvent mes clés, mes parents m'offrent un porte-clés siffleur.
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

- Tout est calme dans l'appartement, quand mon frère entre, furieux, en claquant bruta­lement la porte.
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

4. Continue l'histoire en employant les verbes au passé :
Anne marchait tranquillement le long d'une haie quand elle vit un oisillon tombé du nid. II était …………………………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………

Evoquer un souvenir


Evoquer un souvenir

Pour raconter un souvenir, on emploie généralement la première personne du singulier ou du pluriel et un temps du passé.
On donne tous les détails nécessaires pour que le lecteur comprenne qu'il s'agit de faits vécus et passés.

EXERCICES
1. Réécris le texte suivant en faisant parler Nathalie.
À seize ans, Nathalie a dû quitter sa famille pour aller travailler à Paris. Elle gardait deux enfants dans la journée et le soir elle prenait son repas et dormait chez une voisine, mada­me Dupré. Quand elle se sentait trop seule, elle allait lui parler.
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

2. Ton petit frère ou ta petite soeur a peur de faire du vélo sans être tenu(e). Pour l'encourager raconte-lui ce qui s'est passé le jour où, toi-même, tu as réussi à te lâcher seul(e) à vélo ou en patins à roulettes...
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

3. Pendant la récréation, tu as été bouscu­lé(e) et blessé(e) par un camarade. Le maître t'a demandé de raconter ce qui s'est passé. Rédige un texte pour rapporter cet incident
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
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4. Ton grand-père (ou ta grand-mère) te parle de la vie qu'il (ou elle) a connue da son enfance. Raconte un de ses souvenirs qui t'a le plus frappé(e).
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De l’apprentissage du langage à la maîtrise de la langue


                                      De l’apprentissage du langage à la maîtrise de la langue
Une compétence à développer : la compréhension orale
Lorsque l’on évoque la maîtrise de la langue, on pense prioritairement à l’expression écrite et orale, à la compréhension de l’écrit, beaucoup plus rarement à la compréhension orale, or beaucoup de connaissances sont transmises oralement.
De sept à quatorze ans, un élève français passe en moyenne 7700 heures à l’école (« Regards sur l’éducation » OCDE 2007) dont un grand nombre en situation de réception orale, or est-on bien sûr que l’élève comprend ce qu’il entend ? Les difficultés liées à la compréhension orale pourraient-elles alors être parmi les causes de l’échec scolaire, ou du moins un facteur aggravant ?
Quelle place réserve-t-on à la compréhension orale dans le quotidien des enseignements ? Cette compétence, souvent implicite dans les documents de référence, n’a sans doute pas la place qu’il conviendrait de lui accorder dans les pratiques de classe. Elle est cependant nécessaire à l’acquisition et la fixation des connaissances, mais aussi au développement d’autres compétences.
L’utilisation du français en salle de classe ne garantit pas nécessairement la bonne compréhension de ce qui se dit.
Les conditions à réunir, que l’on voudrait rappeler comme points de vigilance pour qu’un message oral fasse sens, peuvent se décliner en connaissances, capacités et attitudes.
Attitudes
A développer chez l’élève,
grâce à des gestes pédagogiques simples de la part du professeur, qui visent à
 se mettre dans une disponibilité permettant d’écouter l’autre
 respecter la parole de l’autre, attendre son tour de parole
 se sentir autorisé à dire que l’on n’a pas entendu ou compris
 mobiliser son attention
 maintenir son attention malgré les obstacles à la compréhension
 mettre en place des rituels afin d’instaurer un climat serein dans la classe ;
 préserver les tours de parole ;
 ménager des moments de silence qui laissent le temps à l’interlocuteur de mettre en réseau les éléments qu’il vient d’entendre et de demander de l’aide le cas échéant ;
 faire percevoir les enjeux et les raisons d’écouter (par intérêt, pour s’informer, pour interagir, par plaisir…) ;
 encourager les élèves à écouter l’intégralité d’un message en restant concentrés ;
 répéter le message, le faire entendre à nouveau ou le reformuler.
Capacités
A développer chez l’élève,
grâce à des gestes pédagogiques simples de la part du professeur, qui visent à
 prendre appui sur le contact visuel et tenir compte de tout élément non verbal (gestuelle ou autre)
 organiser l’espace de façon à identifier l’interlocuteur et faciliter le repérage d’éléments non- verbaux ;
Maîtrise de la langue La compréhension orale Nancy-Metz 2012-2013 Page 2
 mobiliser les ressources lui permettant de construire du sens
 inférer le sens de mots inconnus ou peu familiers
 repérer les éléments paraverbaux porteurs de sens (intonation, débit, silences, bruitages, voix)
 repérer le découpage de la chaîne parlée en unités de sens
 repérer les informations pertinentes
 garder en mémoire des informations
 combiner les informations en vue d’interpréter le message
 utiliser le regard, la gestuelle et occuper l’espace pour capter l’attention du groupe classe ;
 annoncer, rappeler ou faire rappeler le contexte dans lequel s’ancre le message ;
 faire déduire le sens d’un mot ou d’un message en s’aidant du contexte, de l’étymologie, ou autre ;
 solliciter le groupe pour aboutir à un consensus sur le sens du message en évitant les questions fermées ;
 faire reconnaître les éléments constitutifs de la chaîne parlée et les faire reproduire ;
 énoncer tout message oral en respectant les exigences de la chaîne parlée et en adaptant le ton au contenu du message ;
 exiger de la part des élèves une articulation claire et saisir toute occasion de les y entraîner ;
 faire percevoir l’enjeu de l’écoute pour aider l’élève à sélectionner les informations pertinentes et accéder au sens ;
 varier les démarches et les supports pour aider à la mémorisation de tous les élèves, quels que soient leurs profils (auditif, visuel, kinesthésique..) ;
 entraîner l’élève à se concentrer plus longtemps en faisant écouter aussi des messages longs et denses ;
 entraîner l’élève à anticiper, à formuler des hypothèses de sens qui seront ensuite confirmées ou infirmées à l’écoute.
Connaissances
A faire acquérir par l’élève,
grâce à des gestes pédagogiques simples de la part du professeur, qui visent à
 un lexique précis, riche et varié
 une syntaxe rigoureuse
 saisir toutes les occasions de faire :
 découvrir des mots nouveaux ;
 comprendre le sens des mots par le contexte, l’étymologie, la composition, la dérivation…
 réinvestir le lexique à bon escient ;
 reconnaître le registre de langue utilisé et en mesurer/apprécier les usages, l’intérêt, les effets…;
 faire partager le plaisir du mot juste ;
 faire identifier tous les indices grammaticaux porteurs de sens (différents types de phrases, temps, modes, connecteurs logiques …)
 exiger de la part des élèves des phrases structurées et complètes ;
 faire partager le plaisir d’une syntaxe maîtrisée ;
Maîtrise de la langue La compréhension orale Nancy-Metz 2012-2013 Page 3
 les règles de la prosodie
 un univers de référence
 faire percevoir :
 le lien entre la ponctuation et le rythme de la phrase ;
 les variations de sens en fonction de la prosodie ;
 développer et consolider la maîtrise de la prononciation (sons, intonation et rythme) ;
 prendre le temps de faire reformuler ou expliciter les notions pour s’assurer que les mots, même les plus courants, renvoient à une réalité partagée ;
 ouvrir à l’univers de référence d’autrui, qui n’est pas nécessairement le même pour tous, dans le respect mutuel et la neutralité ;
 saisir toutes les occasions :
d’apporter des références culturelles et/ou de les enrichir, en variant par exemple les supports ;
 d’ancrer ces références dans le temps et dans l’espace ;
 d’entraîner les élèves à percevoir les connotations du lexique ou de la syntaxe pour mieux comprendre l’implicite ;
 d’établir des liens entre les différents champs disciplinaires en faisant percevoir leur complémentarité.
Tout acte de parole, dans ou en dehors de l’école, suppose une intention de communication de la part d’un émetteur qui prenne en compte l’interlocuteur.
Pour construire la compétence de compréhension orale, il est important que l’élève soit entraîné à reconnaître cette intention de communication, les visées du message entendu et les effets sur le destinataire induits par les procédés utilisés (dramatisation, distance ironique et humoristique, exagération, persuasion…).
Il est tout aussi important de donner l’occasion aux élèves de s’exprimer pour mieux comprendre, en mettant en oeuvre des situations pédagogiques où l’interaction trouve toute sa place.
La maîtrise de la langue ne peut se construire qu’au travers de situations de communication authentiques qui suscitent chez les élèves le besoin et le plaisir de s’exprimer.
Une compétence à développer : la compréhension orale
Lorsque l’on évoque la maîtrise de la langue, on pense prioritairement à l’expression écrite et orale, à la compréhension de l’écrit, beaucoup plus rarement à la compréhension orale, or beaucoup de connaissances sont transmises oralement.
De sept à quatorze ans, un élève français passe en moyenne 7700 heures à l’école (« Regards sur l’éducation » OCDE 2007) dont un grand nombre en situation de réception orale, or est-on bien sûr que l’élève comprend ce qu’il entend ? Les difficultés liées à la compréhension orale pourraient-elles alors être parmi les causes de l’échec scolaire, ou du moins un facteur aggravant ?
Quelle place réserve-t-on à la compréhension orale dans le quotidien des enseignements ? Cette compétence, souvent implicite dans les documents de référence, n’a sans doute pas la place qu’il conviendrait de lui accorder dans les pratiques de classe. Elle est cependant nécessaire à l’acquisition et la fixation des connaissances, mais aussi au développement d’autres compétences.
L’utilisation du français en salle de classe ne garantit pas nécessairement la bonne compréhension de ce qui se dit.
Les conditions à réunir, que l’on voudrait rappeler comme points de vigilance pour qu’un message oral fasse sens, peuvent se décliner en connaissances, capacités et attitudes.
Attitudes
A développer chez l’élève,
grâce à des gestes pédagogiques simples de la part du professeur, qui visent à
 se mettre dans une disponibilité permettant d’écouter l’autre
 respecter la parole de l’autre, attendre son tour de parole
 se sentir autorisé à dire que l’on n’a pas entendu ou compris
 mobiliser son attention
 maintenir son attention malgré les obstacles à la compréhension
 mettre en place des rituels afin d’instaurer un climat serein dans la classe ;
 préserver les tours de parole ;
 ménager des moments de silence qui laissent le temps à l’interlocuteur de mettre en réseau les éléments qu’il vient d’entendre et de demander de l’aide le cas échéant ;
 faire percevoir les enjeux et les raisons d’écouter (par intérêt, pour s’informer, pour interagir, par plaisir…) ;
 encourager les élèves à écouter l’intégralité d’un message en restant concentrés ;
 répéter le message, le faire entendre à nouveau ou le reformuler.
Capacités
A développer chez l’élève,
grâce à des gestes pédagogiques simples de la part du professeur, qui visent à
 prendre appui sur le contact visuel et tenir compte de tout élément non verbal (gestuelle ou autre)
 organiser l’espace de façon à identifier l’interlocuteur et faciliter le repérage d’éléments non- verbaux ;
Maîtrise de la langue La compréhension orale Nancy-Metz 2012-2013 Page 2
 mobiliser les ressources lui permettant de construire du sens
 inférer le sens de mots inconnus ou peu familiers
 repérer les éléments paraverbaux porteurs de sens (intonation, débit, silences, bruitages, voix)
 repérer le découpage de la chaîne parlée en unités de sens
 repérer les informations pertinentes
 garder en mémoire des informations
 combiner les informations en vue d’interpréter le message
 utiliser le regard, la gestuelle et occuper l’espace pour capter l’attention du groupe classe ;
 annoncer, rappeler ou faire rappeler le contexte dans lequel s’ancre le message ;
 faire déduire le sens d’un mot ou d’un message en s’aidant du contexte, de l’étymologie, ou autre ;
 solliciter le groupe pour aboutir à un consensus sur le sens du message en évitant les questions fermées ;
 faire reconnaître les éléments constitutifs de la chaîne parlée et les faire reproduire ;
 énoncer tout message oral en respectant les exigences de la chaîne parlée et en adaptant le ton au contenu du message ;
 exiger de la part des élèves une articulation claire et saisir toute occasion de les y entraîner ;
 faire percevoir l’enjeu de l’écoute pour aider l’élève à sélectionner les informations pertinentes et accéder au sens ;
 varier les démarches et les supports pour aider à la mémorisation de tous les élèves, quels que soient leurs profils (auditif, visuel, kinesthésique..) ;
 entraîner l’élève à se concentrer plus longtemps en faisant écouter aussi des messages longs et denses ;
 entraîner l’élève à anticiper, à formuler des hypothèses de sens qui seront ensuite confirmées ou infirmées à l’écoute.
Connaissances
A faire acquérir par l’élève,
grâce à des gestes pédagogiques simples de la part du professeur, qui visent à
 un lexique précis, riche et varié
 une syntaxe rigoureuse
 saisir toutes les occasions de faire :
 découvrir des mots nouveaux ;
 comprendre le sens des mots par le contexte, l’étymologie, la composition, la dérivation…
 réinvestir le lexique à bon escient ;
 reconnaître le registre de langue utilisé et en mesurer/apprécier les usages, l’intérêt, les effets…;
 faire partager le plaisir du mot juste ;
 faire identifier tous les indices grammaticaux porteurs de sens (différents types de phrases, temps, modes, connecteurs logiques …)
 exiger de la part des élèves des phrases structurées et complètes ;
 faire partager le plaisir d’une syntaxe maîtrisée ;
Maîtrise de la langue La compréhension orale Nancy-Metz 2012-2013 Page 3
 les règles de la prosodie
 un univers de référence
 faire percevoir :
 le lien entre la ponctuation et le rythme de la phrase ;
 les variations de sens en fonction de la prosodie ;
 développer et consolider la maîtrise de la prononciation (sons, intonation et rythme) ;
 prendre le temps de faire reformuler ou expliciter les notions pour s’assurer que les mots, même les plus courants, renvoient à une réalité partagée ;
 ouvrir à l’univers de référence d’autrui, qui n’est pas nécessairement le même pour tous, dans le respect mutuel et la neutralité ;
 saisir toutes les occasions :
d’apporter des références culturelles et/ou de les enrichir, en variant par exemple les supports ;
 d’ancrer ces références dans le temps et dans l’espace ;
 d’entraîner les élèves à percevoir les connotations du lexique ou de la syntaxe pour mieux comprendre l’implicite ;
 d’établir des liens entre les différents champs disciplinaires en faisant percevoir leur complémentarité.
Tout acte de parole, dans ou en dehors de l’école, suppose une intention de communication de la part d’un émetteur qui prenne en compte l’interlocuteur.
Pour construire la compétence de compréhension orale, il est important que l’élève soit entraîné à reconnaître cette intention de communication, les visées du message entendu et les effets sur le destinataire induits par les procédés utilisés (dramatisation, distance ironique et humoristique, exagération, persuasion…).
Il est tout aussi important de donner l’occasion aux élèves de s’exprimer pour mieux comprendre, en mettant en oeuvre des situations pédagogiques où l’interaction trouve toute sa place.
La maîtrise de la langue ne peut se construire qu’au travers de situations de communication authentiques qui suscitent chez les élèves le besoin et le plaisir de s’exprimer.

mercredi 11 février 2015

Exprimer des sentiments


       Exprimer des sentiments en français

                                                             La Leçon

Les enjeux de l’apprentissage du lexique des émotions : 

  • être capable d’identifier les émotions de base 
  • être capable de les nommer sur des images, des photos, dans des situations jouées et vécues 
  • être capable de verbaliser les émotions 
  • être capable de verbaliser son ressenti physiologique 
Une émotion est un trouble passager intense (très fort), agréable ou désagréable, causé par une peur, une surprise, une joie, une colère… Lorsqu’on ressent une émotion, on est ému, troublé, touché…

Le vocabulaire de l’émotion :

  • La joie : la gaieté, être joyeux, ravi, fou de joie, se réjouir, rire, éclater de rire, sauter de joie, rayonner de bonheur….
  • La tristesse : éprouver du chagrin, avoir de la peine, pleurer, fondre en larmes, sangloter, avoir la gorge nouée…
  • La colère : s’énerver, s’emporter, se fâcher, se mettre en colère, bouillir de colère, entrer dans une colère noire, enrager, rougir de colère, être furieux, être indigné, irritation, s’irriter …
  • La surprise : l’étonnement, la stupéfaction, être surpris, étonné, stupéfait, abasourdi, frappé de stupeur, rester sans voix, sursauter…
  • La peur : la crainte, la panique, l’effroi, la frayeur, l’inquiétude, inquiétant, terrible, horrible, paniqué, trembler, s’inquiéter, frissonner, être apeuré, angoissé, effrayé, épouvanté, terrifié, mort de peur, avoir la chair de poule…

Les expressions qui vont vous aider exprimer vos sentiments :

  • Timidité : Manquer d’audace, devenir rouge, sentir sa figure s’allumer comme un phare, ne plus savoir où se cacher. 
  • Peur : Sentir ses pieds cloués au sol et vouloir se faire pousser des ailes, être agité par des frissons, claquer des dents.
  • Joie : Bondir, sauter, pleurer, être gai comme un pinson, heureux comme un roi au milieu de ses amis.
  • Tendresse : Entendre des mots doux, recevoir des câlins comme le petit oiseau blotti dans son nid. 
  • Bonheur : Être heureux comme un poisson dans l’eau, barboter comme un bébé dans un bon bain bien chaud, n’avoir aucun souci.
Tableau des sentiments :
 Sentiment  à  exprimer  
Nom commun
Adjectif Qualificatif
Verbe
 L'amour
 l'affection, l'amitié, l'ardeur, l'élan, la  flamme, la passion, l'engouement
 affectueux, aimé, ami, amoureux,  ardent, avenant, chaleureux,  charmant, exalté, passionné,  séduisant
 adorer, apprécier, bruler pour,  être épris de ,  préférer, s'émouvoir,  s'éprendre, tenir à, vénérer
 La joie
 l'allégresse, le contentement,  l'enchantement, l'enthousiasme, la  gaîté, le ravissement, la  satisfaction, le plaisir
 content, enchanté, enthousiaste,  gai, heureux, joyeux, ravi, satisfait
 être content, être joyeux,  prendre plaisir,  s'enthousiasmer pour, se  satisfaire de
 Le désir
l'attirance, l'avidité, le besoin, la concupiscence, la convoitise, l'envie
 attiré, avide, concupiscent,  envieux, jaloux, tenté
 avoir envie, désirer, être  jaloux, souhaiter
 La  surprise
 l’ébahissement, l’étonnement, le  saisissement, la stupéfaction, la  stupeur
 ébahi, étonné, saisi, stupéfait,  surpris
 être ébahi, être stupéfait,  s’étonner
 La haine
 l’animosité, l’aversion, le dégout,  l’inimitié, le ressentiment
 ennemi, hostile, haineux,    haïssable, insupportable,  repoussant, répugnant
 abhorrer, détester, être  antipathique, exécrer, haïr,  repousser
 La  tristesse
 l’abattement, l’accablement,  l’amertume, le chagrin, le  désespoir,  la douleur, la  mélancolie, la  nostalgie
 abattu, accablé, affligé, attristé,  déçu, désespéré, mélancolique,  morose, nostalgique,  pessimiste, triste
 être abattu, être  insupportable,  souffrir
 La colère
 l’agressivité, le courroux,  l’emportement, la fureur,  l’indignation, l’irritation, le  mécontentement, la rage
 agressif, courroucé, emporté,  excédé, furieux, indigné, irrité,  mécontent
 être agressif, s’emporter,  s’énerver, s’indigner, s’irriter
 La peur
 l’angoisse, la crainte, l’effroi,  l’épouvante, l’inquiétude, la terreur
 angoissé, craintif, effrayé,  épouvanté, froussard, inquiet,  terrorisé
 s’inquiéter, redouter, craindre,  être angoissé